expos

20ème exposition de printemps

du 6 avril au 26 mai 2019
vernissage samedi 6 avril à 18h

du mercredi au dimanche et jours fériés de 14h à 18h

ANTHROPOCENE

Sylvestre

peintures, installations

Sylvestre, de son vrai nom Sylvie Bayard, est née en 1955 à Paris. Elle vit en Ardèche où elle peint à l'acrylique sur toile et réalise des installations. Elle expose régulièrement partout en France, notamment à plusieurs reprises au Salon Comparaisons, à Paris.

Sylvestre
Portrait

Son œuvre figurative interroge les bouleversements de notre civilisation et les rapports qu'entretiennent la culture et la nature. Sensible à la thématique environnementale, militant pour un engagement axé sur le développement personnel mais aussi collectif, Sylvestre, éco-artiste, raconte l'évolution d'un monde sensible et vital et la confrontation entre la domination de l'homme sur l'espace fini de notre planète et le temps géologique de la nature.

Parce que vivre dans l'ère Anthropocène (définie en 2000 par Paul Crutzen), c'est habiter un monde non linéaire et peu prédictible, il m'importe de témoigner sur l'expérience qui nous définit en tant qu'acteur culturel immergé dans le champ naturel de notre espace de vie.

Sylvestre www.saatchiart.com/Sylvestre46

donner à voir

du 23 juin au 22 septembre 2019
vernissage samedi 22 juin à 18h

concert

Szabadság, un duo de liberté

quand un violon klezmer rencontre une mandoline bluegrass

du mardi au dimanche de 10h30 à 18h30

Benjamin Royaards

peintures et sculptures

À l'instar de plusieurs grands peintres néerlandais, les Jongkind, Van Gogh, Van Dongen, et bien d'autres, Benjamin Royaards quitte son pays natal pour s'installer dans le sud de la France dans la Drôme, à Montbrison-sur-Lez. Il y résidera 34 ans jusqu'à sa mort en 2009. C'est là qu'il réalisera la plus grande partie d'une œuvre variée et foisonnante, dans laquelle se reconnaît la marque d'un artiste de haut vol.

l'homme attendant le bus
l'homme attendant le bus, 2000,
photo ©Myrtille Bonnifacy

Ce qui frappe en considérant l'ensemble de l'œuvre de Benjamin, c'est en même temps la qualité exceptionnelle de son travail et sa constance quelque soit la technique qu'il aura choisi pour s'exprimer : peinture, sculpture ou céramique.

tête d'œil
tête d'œil, sculpture, 1990,
photo ©Myrtille Bonnifacy

Qu'il s'agisse de toiles figuratives ou abstraites - de grande ou de petite dimension - des sculptures taillées dans les pierres récupérées dans la rivière du Lez toute proche, des céramiques aux formes surprenantes, elles relèvent toutes d'un expressionnisme heureux car c'est le cœur qui parlait. Tel était l'homme, tel était l'artiste !

disque africain
Disque africain, 1995,
©Myrtille Bonnifacy

Benjamin Royaards benjaminroyaards.com

19ème exposition d'automne

du 25 septembre au 3 novembre 2019
vernissage samedi 28 septembre 2019 à 18h

DE NOS YEUX VU

photographies

Ariane Alberola

Rose Lemeunier

Anouck Ling

Abel Zaroukian

du mercredi au dimanche et jours fériés de 14h à 18h

Ariane Alberola

Ariane Alberola est une jeune artiste étudiant actuellement à l'École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris. Elle a grandi dans la Drôme provençale où elle passe son enfance à la campagne, entourée de paysages.

Depuis son plus jeune âge, elle pratique la photographie qui devient avec le temps le centre de sa pratique artistique. C'est dans la photographie argentique qu'elle trouve son équilibre d'une part l'esprit intellectuel au moment de la capture de l'image avec son appareil et d'autre part un rapport manuel lors du développement de l'image qu'elle réalise dans les laboratoires photographiques.

Ariane Alberola
Je cherche à faire une photographie simple, le plus proche de la réalité que je vois, témoignant de la beauté qui nous entoure résidant dans l'humilité. C'est avec un sentiment humble que je cherche à faire résistance face à l'époque où nous nous trouvons qui met en avant les artifices, le grandiose, le spectaculaire et le superficiel.

Au travers la photographie argentique, elle raconte des histoires, saisies lors de voyages et de déplacements, capturant le court instant d'un passage dans un lieu. Dans chaque image souterrainement s'est enregistrée la pensée existentielle d'un Je suis là, ici et maintenant.

Rose Lemeunier

Les œuvres de Rose Lemeunier peuvent être appréhendées comme la matérialisation de souvenirs liés au paysage et à ses transformations. Il s'agit d'interroger le passage à la modernité à travers les télescopages et superpositions d'images et de paysages passés et présents, tour à tour humains ou désincarnés. Ainsi, elle propose comme fond, la photo estompée d'un paysage inanimé, d'autoroutes, ponts, grues, comme autant de signes vides de la modernité, fond que des hachures au crayon de couleur effacent en dessinant un monde antérieur qui vient prendre le dessus, comme une revanche de la mémoire.

Rose Lemeunier
Parcours n°3

Ces hachures forment autant de coups de scalpels dans la trame du temps. Alors elle explore ce mouvement lui-même, elle sculpte et creuse la matière fragile au scalpel, elle éprouve les limites de sa résistance. Des ombres se mettent à danser avec la lumière.
Peu à peu, la représentation s'évide (s'évite?) jusqu'à l'abstraction.

Eve Lewy-Bertaut, auteure


Rose Lemeunier roselemeunier.odexpo.com

Anouck Ling

Je suis née en 1991 à Lille et partage ma vie entre la France et la Belgique. Photographe contemporaine à l'inspiration du courant Nouveau documentaire, j'expose mes images entre Paris, Lyon, l'Ardèche et Bruxelles et construit ma matière plastique depuis plusieurs années. Je m'inspire énormément des plasticiens comme Ed Rusha, Bruce Nauman, Bill Viola ou encore des photographes comme Harry Gruyaert, Gregory Crewdson ou Rinko Kawauchi.

Pyrénées
Pyrénées

Après une formation pluridisciplinaire aux Beaux-arts de Montpellier, je découvre les procédés anciens de la photographie par le biais de Dominique Sudre à l'atelier Magenta à Lyon. Poursuivant mon apprentissage chez Gilles Verneret à l'école Bloo à Lyon, j'y décroche un Bachelor en photographie en 2016. La galerie Modernblocks à Bruxelles me représente depuis maintenant un an et propose ma série Là d'où tu viens. Mon travail est montré lors d'expositions personnelles ou collectives telles que la série Les yeux pour voir, projet sur les maladies psychiques en Belgique, La permanence des passants, projet sur l'expérience de la solitude ou No es un trabajo, qui dépeint le portrait de femmes prostituées dans leurs quotidiens. Je travaille sur la représentation du territoire et des origines en interrogeant la manière d'habiter un espace qui nous est familier ou totalement étranger. Comment représenter l'intime ou la découverte ? Au travers de nombreuses séries dans des lieux hétérogènes, je cherche à rendre compte des sensations produites lorsque l'on cherche ses propres limites.

Night 03
Night 03

J'ai commencé à photographier des stations services il y a quatre ans, avec un besoin d'accumuler des images des lieux de mon enfance, j'ai développé une forme d'obsession pour ces géants de tôles qui abritent et remplissent. Très inspirée par le travail de Ed Ruscha (Twentysix Gasoline Stations) aux Etats- unis ou de Hans et Hilla Becher en Allemagne. Je me fraye un chemin à la recherche de stations services en déclins. Celles qui m'intéressent le plus sont les plus usées, les stations à l'abandon qui dépérissent lentement sur le bord de la route. Une station service vieillit mal, la structure industrielle résiste peu aux intempéries et au manque d'entretien. C'est là qu'elle devient belle. Cet état des lieux un peu triste et silencieux représente des espaces qui me sont propres, qui me sont chers. J'écume les routes, les rues, les chemins et tombe régulièrement sur ces petites zones perdues que plus personne ne regarde. Au travers des stations services, c'est tout le champ lexical du voyage qui s'ouvre par son prisme.
La localisation n'a pas d'importance, seule l'ambiance du moment de la prise de vue compte, il m'arrive d'attendre une heure que le vide se crée dans le champ de l'image pour que le charme opère.
Les installations dans l'espace sont un regard sur le temps qui passe. Des bulles de souvenirs, comme si l'on se plaçait dans un futur lointain, observateur de notre propre histoire en quête de sens avant une disparition complête. Mais la disparition est bien là, les photos trempent dans l'essence qui les dissout, les fossiles de stations perdent leurs couleurs, la tôle rouille…

Anouck Ling


Anouck Ling www.anouckiling.fr

Abel Zaroukian

Abel Zaroukian est un jeune photographe autodidacte de 29 ans. Il vit et travaille à Nîmes.

A ses débuts il s'intéresse principalement à la photographie argentique noir et blanc. Il se fait la main en photographiant des scènes de rue au fil de ses pérégrinations en Europe. Sa pratique est alors très classique, dans la veine des grand photographes populaires que sont Willy Ronis, Cartier-Bresson et autre Doisneau. Ces derniers resteront longtemps sa principale référence artistique.

Abel Zaroukian
Abel Zaroukian

Après une pause dans sa pratique personnelle pendant laquelle il assiste Gilles Favier à la direction artistique du festival ImageSingulières, il revient à la photo fort d'un nouveau bagage culturel qui lui ouvre de nouveaux horizons. Sont travail récent mêle le numérique et l'argentique tandis que le noir et blanc s'y fait de plus en plus rare. Il s'émancipe petit à petit de ses références classiques et s'aventure aussi bien sur le terrain de la photographie plastique avec des séries d'images decontextualisées ( Again St. *), que sur celui de la photographie documentaire qui lui permet de traiter sans concession des sujets d'actualité qui lui tiennent à coeur ( La jeunesse à la carte * ).

Au château d'Alba-la-romaine il exposera sa série Wasteland qui réunit des images noir et blanc et couleurs, depuis ses premiers clichés jusqu'à aujourd'hui. Une série de paysages qui nous promène dans les terrains vagues où les hommes ont laissés une âme.

Abel Zaroukian
Abel Zaroukian

Abel Zaroukian abelzaroukian.wixsite.com/azphoto