chateau d'alba

expos

Le chateau d'Alba est heureux de pouvoir ouvrir ses portes et vous accueillir à partir du 20 mai 2021.
L'exposition Quel temps sous les pierres ? de Francesca Caruana est visible jusqu'au 30 mai.

22ème exposition de printemps

du 3 avril au 30 mai 2021

du mercredi au dimanche et jours fériés de 14h à 18h

Quel temps sous les pierres ?

Quel temps sous les pierres ?...

Francesca Caruana

peintures, installations

Francesca Caruana vit et travaille dans les Pyrénées Orientales et à Marseille.
Artiste particulièrement intéressée par la gestualité et les supports, elle peut en changer comme d'outils, passant de la toile, au bois, au plastique, de l'installation à l'écriture en passant par le montage ou le croisement de techniques. Ce qui l'intéresse c'est le détournement, l'inorthodoxie, et les thématiques d'opportunité, qu'elles soient savantes ou primitives.

Francesca Caruana
Fouet rouge, tube plastique et bois, 2021

Diplômée des beaux-arts de Montpellier et de Paris I-Sorbonne, elle est formée à l'esthétique du mouvement Support/surface et découvre plus tard l'art Kanak en Nouvelle-Calédonie.
Lauréate des ateliers de création de Radio-France pour la série radiophonique Balade en couleurs, elle a réalisé des pièces picturales sur scène et plusieurs livres d'artistes avec BTN, M.Butor, A.Freixe, C.Massé, C.Skimao, C.Viallat, etc…
Expositions solo à New-York, Barcelone, Singapour et deux fois artiste invitée du Congrès mondial de l'eau. Elle est également maître de conférences en sémiotique de l'art.

Francesca Caruana
Grand fond noir, détail, peinture/plastique, 150x220, 2021

Le contenu de Quel temps sous les pierres ? est lié au lieu qui est un château, et à l'évocation des strates diverses de restauration. Cela explique la présence d'œuvres elles aussi passées et les plus récentes.
Initialement prévue au château d'Alba la romaine, la prise de vue a été faite à l'Atelier C à Saleilles.

film d'Olivier Moulaï et Claire Muchir (©lesfilmsdugerris)

Francesca Caruana www.francescacaruana.com

donner à voir

du 20 juin au 19 septembre 2021
prévernissage samedi 5 juin à 18h

Le dresseur de machines

performance de Magnus Kuhn et Werner Kiesel

du mardi au dimanche de 10h30 à 18h30

Transform

autour des arts plastiques

Werner Kiesel
Irmtraud Klug-Berninger
Cornelia Krug Stuehrenberg
Magnus Kuhn
Gerhard Nerowski
Rolland Schaller

vernissage samedi 19 juin à 18h
concert

L'Incantesimu

voyage musical du XVIIe à nos jours, entre Corse, Irlande et Italie

Ensemble I Sentieri

Johan Genin-Brandt baryton, duduk, percussions
Agnès Moulin harpe celtique, flûte traversière, whistles
Mireille Bonnard-Perlin nickelharpa, maurache, bendir
Yunus Ornek guitares, laud, santur iranien, oud

L'incantesimu est une séance de purification de l'âme. Un rite corse qui doit être précédé, pour celui ou celle qui veut le pratiquer, d'une incantation.
I sentieri c'est la rencontre entre traditions et modernité, une ode à la vie et à ses beautés. Une mise en résonance des hommes, de leur terre et de leur histoire pour mieux servir notre présent.
Les trois musiciens font rayonner les langues corses et italiennes loin de leurs frontières. Ils leur confèrent un message universel de tolérance, une main tendue au-delà des différences. Ne se laissant pas enfermer dans les répertoires, ils ont ouvert une voie artistique quasiment unique. Une liberté et une créativité qui célèbrent la vie au travers de sonorités vibrantes et fougueuses et nous interrogent sur notre lien au monde.

Ensemble i Sentieri

Ensemble i Sentieri isentieriensemble.wixsite.com/isentieri

TRANSFORM

L'opinion qui ressort toujours dans de nombreuses prises de position, c'est que la réalisation des arts débouche sur un fait exceptionnel, à savoir que des individualistes parfaitement isolés exercent leur activité en tant que créateurs d'art. Ceci a été amené de façon concise et sans fioriture par EH Gombrich dans le discours sur le sens, le but et sur une définition encore possible de l'art actuel avec la phrase il n'y a plus de styles artistiques, mais bien que des artistes. Cela pourrait être aussi reformulé en disant qu'il existe autant de styles artistiques que d'artistes. A ce stade, l'on pourrait se rallier à l'idée que les artistes exercent un métier solitaire et justement pour cette raison, se rassemblent en groupes de travail, ou en groupes d'artistes. Pour un meilleur échange, pour une confirmation réciproque. Mais au moins du point de vue du contenu, il est difficile de maintenir cette pensée. Dans les groupes d'artistes existant aujourd'hui, on ne voit rien qui pourrait ressembler à une harmonisation du contenu, comme c'était le cas, au moins dans les déclarations, chez les expressionnistes, le groupe des Bruecke-Kuenstler, également à Worpswede ou chez le Cavalier bleu dans les manifestations qui alors, avaient encore couramment lieu.

Lorsqu'aujourd'hui des artistes se regroupent, il n'y a aucun discours portant sur une idée commune. On espère plutôt trouver dans la sympathie réciproque un soutien dans la démarche qui devient de plus en plus difficile pour aller vers l'exposition publique. Le succès visé n'est tout d'abord pas le succès du groupe mais au contraire le succès de chacun individuellement, succès qui est peut-être plus facile à atteindre avec le groupe. Le succès est aussi, et ceci tout à fait dans le sens de notre monde mercantile, d'abord un succès économique. Car c'est là que la valeur des œuvres d'art et par là aussi des artistes est transformée en une grandeur mesurable. C'est ainsi que, du grand pot où se mélangent tous les évènements artistiques, il ressort une estimation qui est ensuite poussée dans la lumière du succès. Il semble ici que ce n'est pas un choix fortuit qui se produit, mais au contraire que c'est une parenté étroite entre l'art individuel de l'artiste isolé et un mainstream sociétal qui vienne s'activer à côté des réseaux relationnels naturellement nécessaires de l'artiste. C'est précisément à ce moment qu'entre en jeu la signification d'une affiliation à un groupe, que ce soit avec ou sans orientation thématique.

Werner Kiesel

Werner Kiesel met en valeur ses impressions de vie et ses expériences avec des images abstraites et parfois se transposant dans le réel.

sans titre
Sans titre, 50x70

Encore et toujours l'on remarque ses coloris lumineux, par endroits particulièrement brillants et d'une grande force de rayonnement. Peindre est pour Werner Kiesel un procédé autarcique pour exprimer ses sentiments et ses irritations et les pousser dans la lumière de la conscience. Ce n'est pas étonnant dès lors qu'il nous offre avant même la technique et les matériaux, toute une gamme thématique. La manière d'agir actuelle des hommes non seulement le laisse lui-même pensif, mais se reflète dans ses travaux comme des messages. Il invite l'observateur à réfléchir à son tour et à ne pas se résigner face aux évènements initiés par l'homme.

Lumière
Lumière, 50x50

Ses travaux ont également un contenu très politique ces dernières années. Finalement, c'est une joie de vivre et un consentement à la vie qui prédomine dans ses œuvres, exprimés par leurs couleurs rayonnantes.

Irmtraud Klug-Berninger

On trouve chez Irmtraud Klug-Berninger, une étendue incroyable de matériaux, techniques et styles utilisés. Les effets spatiaux qu'elle produit avec ses grandes œuvres en papier plié, captivent l'observateur, d'abord à cause des dimensions, ensuite à cause de la forme et surtout à cause d'une magnificence éblouissante des couleurs.

L'envol et la chute d'Icare
L'envol et la chute d'Icare, techniques mixtes

Ses dessins sont comme des lignes multicolores qui évoluent librement et se renforcent réciproquement comme dans un combat existentiel pour la conquête de la toile. Installations, objets, collages, graphisme pour impression sont les media d'Irmtraud Klug-Berninger et chaque fois, le visiteur est conduit dans un monde de rêve et de beauté qui lui procure sans cesse de nouvelles impressions. Celles-ci peuvent alors l'entraîner vers des moments de quête faustienne.

L'artiste est toujours entraînée vers de nouvelles créations – l'enfer serait de rester sur place – que ce soit en petit format ou dans un programme qui remplit l'espace.

Irmtraud Klug-Berninger www.klug-berninger.de

Cornelia Krug Stuehrenberg

Magicien
Magicien, techniques mixtes, 2016

Cornelia Krug Stuehrenberg est une magicienne de notre temps. Les paysages et les figures de ses tableaux permettent encore de reconnaître leur origine ; mais en même temps, ils se sont transformés en décors qui rappellent des images de rêve... Ce sont justement les images abstraites et étranges dont sont empreintes l'œuvre de Cornelia Krug Stuehrenberg qui stimulent la capacité de fantaisie et qui offrent une surface de projection pour les pensées et ne se laissent que difficilement saisir par des mots...
Elles ne sont pas qu'un souvenir d'un monde meilleur, plus beau, mais leurs formes et leurs couleurs donnent l'espoir d'un avenir digne d'être vécu.

Thomas Junker

Cornelia Krug Stuehrenberg www.krug-stuehrenberg.de

Magnus Kuhn

Le troisième de ce ralliement, Magnus Kuhn, porte devant lui comme une bannière et de façon démonstrative le rôle d'outsider de la société. Dans son curriculum vitae, il accorde une grande importance à son inaptitude aux métiers traditionnels, justement parce qu'ils annihilent sa créativité. Son concept artistique pourrait être introduit par un court avant-propos de Ludwig Wittgenstein, à savoir que le monde ne peut être appréhendé qu'à partir des concepts et non pas à partir des choses en elles-mêmes.

La vérité de l'Allemagne
La vérité de l'Allemagne

L'art de Magnus Kuhn part des mots et les transforme en merveille technique autorisant tout autre chose que le regard normal sur les choses de l'être, l'être de Magnus Kuhn, qui nous ouvre à nous observateurs attentifs, le chemin vers d'autres mondes. Même si toutes les installations – ou les objets – se composent aussi d'éléments connus, elles sont là dépourvues de leur sens pratique comme on l'entend habituellement.

Qu'ya-t-il dans les valises ?
Qu'ya-t-il dans les valises ?

Magnus Kuhn www.magnus-kuhn.de

Gerhard Nerowski

Gerhard Nerowski s'est entièrement consacré aux objets du quotidien, petits au départ et qu'il a surdimensionné. Epingles à cheveux, volants, pelures de citrons, mégots de cigarettes, punaises, boutons, etc..., le tout dans des bois lourds découpés à la tronçonneuse, conçus avec une couleur minimaliste et souvent soulignés par des lignes noires. Mais il configure aussi des portraits fins, très réels représentant des personnes, des animaux de son entourage. Des lions, des éléphants de toutes dimensions peuplent son atelier. Tout ce qui est géré ainsi de façon accessoire, peut être sans cesse repris si un concept d'exposition l'exige pour réaliser des travaux par exemple sur le problème des exilés dans leur traversée des mers. Un petit bateau plié en bois de dimension exagérée, déchiré et troué, cela suffit pour comprendre de quoi il s'agit. Gerhard Nerowski est un créateur, pas un narrateur. Le grand geste n'est pas son domaine, c'est plutôt celui de la remarque en marge.

barette
Barette, bois

bouchon de champagne
Bouchon de champagne, bois

Gerhard Nerowski www.gerhard-nerowski.de

Rolland Schaller

Carnevale de satiro
Carnevale de satiro

Roland Schaller est, selon ses propres déclarations, à la recherche de l'Homme. Ses lignes dynamiques, qui semblent se mouvoir de façon incontrôlée sur la surface, produisent une image avec parfois une représentation de moins en moins précise, une image justement qui met en scène le procédé de la quête. Ce faisant, des représentations hautement expressives apparaissent de la plus grande dynamique, celle-ci résultant du positionnement des figures dans l'espace de l'image et de la supériorité de la diagonale.

Cavallo carnevalesco
Cavallo carnevalesco

Il expérimente avec technique et style. En même temps apparaissent ses héros grecs, petits travaux en métal faits à partir de moulage par injection. De plus, il travaille avec du linoléum découpé, des gravures à l'eau-forte et des collages, des objets trouvés dans la nature sont transformés aux côtés de déchets industriels d'une usine de fabrication de chaises en plastique. Il se sert de la multitude des techniques artistiques non pas comme un artiste qui voudrait nous transmettre un message définitif, mais comme un chercheur.

Rolland Schaller www.roland-schaller.de

L'esprit du temps a défini l'art comme étant d'une immense multiplicité et a ouvert toutes les portes qui mènent aux espaces de la fantaisie de la création, de la démarche créative, des ateliers d'idées, etc... L'individualité absolue ainsi qu'une liberté poussée à l'infini des possibilités expriment les dogmes de notre temps. La certitude que l'infini existe encore et toujours comme exigence dans les définitions les plus étroites d'une idée artistique prive aujourd'hui chaque artiste d'une universalité. Il est tourné vers lui-même, vers sa richesse d'idées, sa façon d'être, enfin vers sa personnalité, comme l'exprimerait Heidegger. La justification de l'artiste est son existence. Et cela, vous pourrez le vivre lors de l'exposition du groupe "nous, Groupe Transform".

21ème exposition d'automne

du 22 septembre au 1er novembre 2021
vernissage samedi 25 septembre 2021 à 18h

Ardéchois voyageurs

photographies

Ardéchois voyageurs

Christian Boucher

Philippe La Cour

Rémi Le Bret

Maurice Chabanis

Michel Rissoan

du mercredi au dimanche et jours fériés de 14h à 18h

Christian Boucher

Christian Boucher est né à Aubenas et a grandi à Lablachère dans le sud de l'Ardèche. Il partage sa vie entre Montélimar et Lablachère où il réside régulièrement dans sa maison familiale.
Adepte des sports de pleine nature, il affectionne plus particulièrement la randonnée, la montagne et le vélo. Ceci lui permet d'être très souvent dans la nature et de photographier les paysages très diversifiés qui nous entourent (Ardèche, Drôme, Vercors, Alpes, Ecosse, …).

Christian Boucher
Christian Boucher

A la recherche incessante de nouveaux points de vue et de belles lumières, il cherche à travers ses images à révéler la beauté des lieux qu'il traverse en espérant participer à la préservation des richesses très fragiles qu'offre la nature. Adepte du matériel Nikon depuis toujours, il travaille avec un Nikon D850 et D810 équipés des objectifs de la marque.
Depuis longtemps, il s'est passionné également pour la photo de faune sauvage très variée dans nos régions. Le respect des espèces qui subissent les contraintes du climat et de la présence humaine, l'oblige à prendre un peu de recul sur ce thème.
Il est cependant sur le terrain le plus souvent possible afin d'assister au lever du soleil porteur de lumières magiques et de profiter des moments privilégiés d'observation de la nature et de la faune en mouvement...

En 2006, il a réalisé le livre Ardèche, la civilisation du châtaignier aux éditions Equinoxe.
En juin 2015, le livre Le Pays des Gorges de l'Ardèche a vu le jour chez le même éditeur. Après une description succincte de cette région (géologie, hydrologie, préhistoire, économie, activités de pleine nature, faune, flore, ...), ce livre permet de découvrir en images et de façon originale les majestueuses gorges de l'Ardèche ainsi que cette région. L'exposition Au gré des méandres représente les gorges de l'Ardèche et sa faune sauvage. Cette exposition a été sélectionnée pour le festival photos Phot'Aubrac 2017.

Christian Boucher
Christian Boucher

Christian Boucher travaille sur plusieurs projets actuellement : l'Ardèche bien sûr (un projet sur la Montagne ardéchoise), le Vercors mais également les Alpes. Il expose régulièrement dans la région. Cette année plusieurs expositions sont prévues dont une avec le Parc National des Ecrins.

Christian Boucher www.christian-boucher.com

Philippe La Cour

J'ai toujours été fasciné par la beauté de la nature libre et sauvage. Au plaisir d'observer s'ajoute le besoin de transmettre. La photographie ou l'art de saisir la lumière est un des moyens d'expression qui permet de partager avec authenticité les instants vécus.
Je passe des heures sur le terrain à longueur d'année et par tous les temps, toujours avec respect et discrétion, en affût ou en billebaude.

Macareux moine en Islande
Macareux moine en Islande

Une part importante est accordée à l'immersion dans le milieu afin d'être le plus en harmonie avec les sujets photographiés, il arrive souvent aussi que la contemplation du spectacle prenne le dessus sur la prise de vue…
A travers mes images, j'espère contribuer à émerveiller et sensibiliser petits et grands à la preservation de cette nature qui nous fait vivre…

Spitzberg
Spitzberg

Rémi Le Bret

Pour ses photos, Rémi Le Bret pose avec intérêt son regard sur l'être humain. Il consacre principalement ses prises de vue aux portraits de la vie sociale, (expositions sur le travail des assistantes maternelles, des mareyeurs en criée, des gens du spectacle), et aux voyages.

Oman
Oman

Ceux-ci allant des îles bretonnes, exposition Errances à l'Amérique centrale, l'Afrique, le Moyen Orient, l'Asie, l'Europe de l'est. De ces clichés est né un livre de photos d'enfants de ces différents continents Rires sous rires rapidement suivi d'un autre de femmes Femmes croisées.

Inde Bombay
Inde Bombay

Ces deux livres, aujourd'hui épuisés, ont vu le jour aux Editions de la souris dans la collection L'ami souris ; rien n'ayant un point final, ces deux livres ont engendré une exposition intitulée Les femmes et les enfants d'abord, puis Portraits du monde. C'est cette dernière qui est proposée.

Maurice Chabanis

J'ai commencé à faire des photos dans les années 60 alors que j'étais en activité, en tant que viticulteur. Pourquoi j'ai commencé à photographier ? Peut-être pour garder le souvenir des choses. A l'époque, c'était rare de faire des photos. Ceux qui en faisaient avaient un Kodak, moi, j'ai débuté avec un reflex dont je ne me souviens pas de la marque, il était semi-automatique. Il était vendu avec l'objectif de base de 50 mm. Je faisais des diapositives. Au départ, je photographiais la famille et un peu de paysages.
Après ce premier reflex, j'ai suivi l'évolution de la technique. J'avais acheté un téléobjectif en 135mm, et, un peu plus tard, un 28mm. Je n'ai jamais arrêté de photographier. J'ai acheté ensuite le premier autofocus fabriqué par Minolta.

Maurice Chabanis
Maurice Chabanis

Dans les années 70-80, sollicité par des associations du village, par la mairie, ou par le caveau des vignerons, le rythme des photos s'est accéléré et je donnais les photos aux organismes ci-dessus qui me le demandaient. Je suis devenu le photographe "officiel" de l'organisateur des spectacles au théâtre antique. J'avais même l'autorisation de photographier pendant les générales. Le sujet photographié correspondait à la demande : photos des vignes pour le caveau, des spectacles pour la compagnie de théâtre, du site archéologique pour l'association villageoise, du village et de ses alentours pour la mairie. J'ai également fait les photos pour les archéologues (site archéologique d'Alba-la-romaine. En famille, aussi ; les quelques journées où nous partions pique-niquer, j'en profitais pour faire des photos des paysages rencontrés.

Maurice Chabanis
Maurice Chabanis

Bien sûr, je suis passé au numérique et j'ai franchi les étapes de l'évolution des appareils. Aujourd'hui, je suis équipé d'un plein format Sony et d'un APSC Fuji. Je suis devenu depuis 2010 le photographe "officiel" du château. Je fais les photos pour la communication du lieu : photos du patrimoine, des activités culturelles : expositions et concerts. J'assure également la prise de vue des travaux, des sinistres, etc...
Adhérent pendant quelques années du Club de retraités d'Alba, j'a fait les photos des voyages du club et des différentes activités : repas, assemblées générales.
En conclusion, mes photos ont pour but d'illustrer la vie locale de l'Ardèche et ses paysages.

Michel Rissoan

Après un long voyage de 4 jours, en voiture et en bateau, arrivée à Gourrama (…), un vrai choc des cultures, mais je me sentais bien, ces gens m'interpellaient, me fascinaient, j'étais curieux de les connaitre…

Michel Rissoan
On vous accueillera…

(…) elle s'appelle en réalité Harou, mais tout le monde lui dit Tata car c'est elle qui garde les enfants nomades, ces sept neveux et nièces, pour qu'ils puissent aller à l'école.
Elle habite une ancienne synagogue. Relogée ici par la mairie après avoir perdu son mari nomade.
Ma première impression en entrant dans la cour est étrange, la vétusté et le dénuement le plus complet dans lequel ils se trouvent et la vie qui grouille avec tous ces enfants, les sœurs et les amis qui viennent rendre visite, tous sourient et respirent la bonne humeur, la joie d'être ensemble et partager ces moments simples de tous les jours.
L'hospitalité marocaine n'est pas un vain mot, Tata m'accueille comme un membre de sa famille, rien n'est trop beau pour me faire plaisir, elle n'a rien mais me donnerait tout. C'est une femme impressionnante, toujours le sourire et ne se plaint jamais.

... poussant leurs troupeaux vers des abris impossibles
... poussant leurs troupeaux vers des abris impossibles

Quelques jours plus tard chez Haddou Ahardane. Il a planté sa tente, pour l'hiver, à une vingtaine de kilomètres de Gourrama. Arriveé sur place, l'immensité du désert vous saisit (…), nulle part, des cailloux à perte de vue et la montagne au loin qui forme une muraille infranchissable.
Un petit vent du nord glacial qui pourrait ressembler à la bise. (…)
La tente est là, à côté un enclos fait de buissons pour parquer les chevreaux et les agneaux et rien d'autre. La tente sert surtout pour dormir, tout le reste se fait en pleine air. Haddou a tué un chevreau pour notre venue et Berri a préparé le thé.(…)

Michel Rissoan www.photographe-michelrissoan-ardeche.com/